L'affaire HERVE / FITECO (Mon combat face à mon expert comptable) 

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Bientôt articles de presses pour la promo du livre (un avant goût avec une lecture partielle vers le bas de page...)

L'affaire HERVE FITECO également sur twitter www.twitter.com/PETITpeuple1

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Ma Définition de « petit pouvoir »

Ma Définition de « petit pouvoir »

Le Petit Pouvoir :

Ce sont des gens avides de pouvoir qui, de par leurs professions ou statut social, s’octroient une certaine autorité sur d’autres leur paraissant inférieurs… (Le danger est que ces gens se croient au-dessus de tout le monde).

Ils peuvent s’approprier ce pouvoir en appliquant le « Faire peur » par la menace, la manipulation, et afin de ne pas être tenu pour responsable, sous couvert de «Je vous conseil de » car « vous risquez de » et là vous perdez les commandes… D’où le terme de « Petit Pouvoir ».

A mon humble avis c’est la gangrène de notre société au même titre que ceux qui jouent au p’tit chef dans une entreprise ou dans le privé car Ils sont le plus souvent irresponsables et incompétents. Sauf qu’associé ou en réunion ils peuvent avoir un certain pouvoir de destruction telle une termitière…

(Les termites ont la particularité d’être de toutes petites bêtes au pouvoir vicieux de détruire une maison sans que l’on s’en aperçoive).

D’après mon expérience je vous conseille d’appliquer le proverbe :

« Les conseilleurs ne sont pas les payeurs » !!!

 

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Introduction

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« Je » a été remplacé par « Il »

Petit Peuple Combattant est né suite à une expérience d'indépendant victime d'un système écrasant et excluant violemment de la société les gens qui par le hasard de la vie sont dans une période difficile. Aujourd’hui c’est moi, demain c’est vous… .

Une première fois après un accident de la vie, un dépôt de bilan dans la foulée il s'est retrouvé 2 ans à la rue,,,(RMI et logement dans des locaux désaffectés, sans eau courante pendant 6 mois et +++). .
Son analyse sur cette période: pas si malheureux que cela!!!! Voir presque heureux, et que d'expériences !!! .
2 ans après; un moral d'acier et combatif comme jamais, il repart après des petits boulots nuit et jour, encouragé par son entourage.

En 2000 il Décide avec un culot énorme de remonter une affaire de Marchand de biens ,,, démarre sans Banques,,,et un matelas de 70cm pour dormir sur les chantiers,,,,il ne pensait pas que cela serait pour 4 ans, ensuite enfin quelques belles années,,,2008/2009 la crise, mais il fait face,,,,2010, 2011 et 2012 travaille dur mais ne comprends pas il ne reste rien pour vivre,,,,,décembre 2011 un banquier partenaire trouve la faille,,,,,de grosses erreurs de son expert comptable: TVA trop versée et flux de trésorerie manquant pour conséquence,,,,(ceci 2 mois avant de partir/s'enfuir à l'étranger en mettant«la clé sous la porte»!!!!!)

«sans ces erreurs la vie pro et perso aurait été si différente»

Mais il réagit et se bat pour sauver son entreprise,,,(redemande une situation comptable, mais comble de malchance ou plutôt preuve d'incompétence celle ci est fausse de plusieurs dizaines de milliers d'euros,,,)mais malgré ses efforts au bout de 6 mois une première Banque se désengage de son entreprise, au cours des démarches pour sauver l'entreprise auprès du tribunal du commerce il ressort désarmé puisque le président du moment le repousse en guise d'argument : «c'est pas possible y a autre chose votre expert comptable est sérieux» (par un avocat dans les jours qui suivent il apprend que ce président et son expert comptable étaient très proche et surtout dirigeants du CLUB 41 !!! et lors d’un RDV avec son expert comptable celui-ci confirme en rajoutant que ce club est exclusivement masculin et que les femmes n’y sont pas admises et d’ailleurs rien ne sort des tables rondes même pas sur l’oreiller !!! ça en dit long !!Pas garanti à 100%! Mais on ne sait rien ; que se cache t-il derrière tout cela ??? La suite du récit nous endonne une petite idée…!!! ) Et la 2e banque se désengage 4 mois après...c'est la chute…

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L'Incompétence et l’XXXXXXXXXXX d'un expert comptable et l'influence des relations privilégiées des intervenants auront eu droit de mort sur son entreprise,,,le comble de tout cela c'est que 2012 sera un des meilleurs résultats comptables sur les 12 années passées....

3 années et peut être plus de vie perdues, ces années de cotisations retraite perdues, 12 années de travail anéanties, les pertes de chances énormes puisque ralentissement de l'activité dû au manque d'engagements, des privations et difficultés pour rien, la perte de tout et plus d'avenir en FRANCE, car après un dépôt de bilan il faut minimum 5 ans pour recréer,,,voilà le bilan d'une grosse erreur d'expert comptable...

L'incompétence de mon expert comptable est comparable à un mécanicien qui oublie de mettre du liquide de frein dans une voiture et qui après l'accident remplie à moitié le réservoir et se dit avoir fait ce qu'il fallait!!!!!Sans mesurer et voir les conséquences...

Chaque niveau social a ses Réseaux, cercles et clubs occultes ou non, plus le niveau social est haut plus il est dangereux de s'y frotter!!! Et il y a des paliers qui sont ou paraissent intouchables......

Ma vie n'est jamais qu'une vie ordinaire comme celle de millions de gens avec ses bons et mauvais moments, juste que j'ai décidé d'en parler afin de faire prendre conscience que son destin et ce passage sur terre peuvent, si on y fait attention, être beaucoup plus agréables, il suffirait d'accepter les bonnes choses et de refuser les mauvaises. Là tout serait si différent.....si cette prise de conscience pouvait être faite très jeune,,, mais il n'est jamais trop tard!!! Sachez que l'on a tous le choix de refuser la soumission et la maltraitance des gens à pouvoir qui n'ont rien de plus ou de moins que vous et moi, juste que eux ont décidé d'être les chiens de garde du pouvoir....l'avantage de la vie d'adulte, c'est que l'on peut la choisir qu'à l'inverse lors de l'enfance elle est subie, en fait on a tous, sur nous même le pouvoir d'être ce qu'on a envie d'être, suffit de le savoir et d'avoir envie de changer !!! Arrêtez de subir et de vous plaindre !!!

Je vous souhaite une bonne lecture…

 

 

L’Année 2000

 

L’année 2000 sera une année « renaissance » après deux années très compliquées et malgré tout très enrichissantes.

 

C’est après, comme disent certains, un accident de la vie, dont je ne parlerais pas ici, que la période où trouver un toit sans revenu devient quelque chose decompliqué. Des Marchands de sommeil savent trouver en vous une manne financière puisque vous avez des droits « CAF », j’avoue que dans ces moments là non seulement on n’a pas le choix mais on est bien content de trouver une solution !!! D’ailleurs trouver des solutions devient le combat permanent que se soit pour le toit, mais aussi pour manger, téléphoner, se déplacer, et tout en fait. Le pire des problèmes est de se laver, car lorsque ce marchand de sommeil vous loge dans un local désaffecté sans sanitaires et sans eau, vous êtes heureux d’avoir un toit mais “merde“ ,,, Après 6 mois à la bouteille d’eau, un robinet à coulé. Le miracle car là ma vie a changé, en quelques semaines une baignoire de récupération fut installée, une machine à laver, et quelques temps après un autre petit miracle arriva : l’eau chaude… Hé oui l’eau chaude !!! Quand on en a été privé pendant de longs mois c’est un luxe de retrouver ce confort…

 

J’ai encore des souvenirs qui aujourd’hui me font sourire, même que lorsque je les raconte j’arrive à faire rire,,,par exemple la machine à laver : lors du premier cycle je me suis assis sur une chaise devant jusqu’au clic de fin,,, la première douche chaude j’ai honte mais c’est bon la honte, une bonne demi-heure dessous,,, se déplacer quand on a que le RMI est une vraie galère car lebudget est 0, c’est la débrouille pour trouver un véhicule à bricoler, pas de contrôle technique, voir quelques temps sans assurances, des pneus limites, en fait tout ce qu’il faut pour avoir peur des contrôles, alors la solution est de rouler à des heures moins risquées tel que les heures de repas, prendre des chemins les plus discrets,,,le téléphone à cette époque il était plus simple d’avoir des cartes prépayées pour cabines téléphoniques,,,oui aujourd’hui on a des solutions un peu plus simple et moins coûteuses et surtout on peut rester joignable pour presque rien…Croyez moi je passe d’autres détails sur tous les moments les plus ordinaires de la vie qui peuvent devenir un parcours du combattant à vivre…

 

Malgré cette situation il faut absolument garder sa dignité en restant propre et la tête haute, pour cela toujours bien rasé et prendre soin de soi au mieux. A tel point que beaucoup de mes proches, amis, voisins, commerçants et autres ne s’étaient jamais rendu compte de ma situation précaire. On s’habitue et surtout on s’adapte. Il faut éviter de s’enfermer sur soi et rester entre quatre murs, sortir, marcher, courir et trouver des activités qui ne coûtent rien sont nécessaire pour avoir un bon mental…

 

Rester positif c’est garder confiance en soi et surtout avoir une bonne aura pour les autres car les autres c’est la clé pour s’en sortir. Effectivement si votre crédibilité aux autres est réduite à néant ce sera encore plus difficile de trouver la rencontre cruciale à la sortie de crise.

 

Hé oui cette rencontre est arrivée au bout d’un an, certains diront “le hasard“ mais moi je ne crois pas au hasard, je préfère dire qu’il faut provoquer la chance en y travaillant !!!

 

Cette rencontre aura tout son sens quand vous aurez fini de lire ce manuscrit car on pourra dire que la boucle est bouclée !!!

 

Mon squat était situé à l’angle d’une rue, et tous les jours je passais devant un bâtiment fermé et à vendre. Jamais de visites, toujours fermé, sale, et petit en apparence. Un jour je remarque un Monsieur qui regarde l’extérieur et ferme la porte du garage à clé. Quelques jours se passent ou plutôt quelques semaines je ne me souviens plus, il se pourrait même que se soit un ou deux mois. Ce jour là j’étais plutôt dans une grande forme physique et morale, sans doute que le sport y était pour quelque chose, mais aussi la chance pour moi d’avoirl’amour de mes enfants et un entourage familial très présent, peut importe ; je revois ce même Monsieur qui arrive, qui entre dans la maison, sa maison sans doute, je me poste devant et j’attends…

 

Ce Monsieur sort de la maison, je le salue, me présente, parle de ma situation et lui demande de voir cette bâtisse. Il se présente à son tour en tant que le propriétaire et me fait visiter… Là j’ai un déclic…

 

Bon pas facile car ce Monsieur est pour moi inaccessible de part son ancienne profession puisqu’il est maintenant en retraite d’une carrière d’expert comptable et commissaire aux comptes, tant pis je me lance et lui propose un deal : Je me charge de transformer son immeuble en lots locatifs, et lui promets de lui reverser les revenus locatifs dès les premiers baux signés…Je travaille dur, et divise les lieux, par chance mon premier métier était électricien, 2 mois après les premiers locataires entrent dans les lieux, j’habite dans l’atelier que j’ai aménagé modestement en loft et transforme le garage en atelier… Chose incroyable mais 6 ou 8 mois après je lui trouve un acheteur pour son ensemble immobilier, bien sûr qu’il est ravi, mais moi je ne m’étais pas rendu compte que je risquais de me retrouver à la rue dès que la vente serait effective !!! Mais tant pis, c’était aussi dans le deal donc je vais jusqu’au bout…

 

Pour le côté alimentaire j’ai travaillé en parallèle le jour à mi-temps à la gestion de l’atelier d’un garage et la nuit chez un transporteur à charger les camions de colis plus ou moins gros, c’était très dur mais obligatoire pour voir le bout du tunnel…

 

Croyez moi l’honnêteté ça paie,,, pourtant quelque fois on se demande si ce n’est pas une erreur de penser cela voir même l’appliquer…Ce Monsieur, ancien expert comptable, ancien commissaire aux comptes ayant, à la vue de sa demeure, une vie aisée voir très aisée,,,mais cela ne lui a pas enlevé son humanité car non par pitié mais par honnêteté il m’a invité à le rencontrer chez lui un mois avant la signature des actes de vente de son immeuble. Lors de cet échange il me dit que l’argent ne lui apportait pas et ne lui avait pas apporté tout ce qu’il attendait de la vie, hé oui il n’était pas très heureux dans sa vie perso… et là il me dit : Monsieur HERVE, vous avez travaillé dur dans mes bâtiments, vous avez tenu vos engagements et plus vous m’avez trouvé un acquéreur pour un prix supérieur à ce que je demandais, donc tout le surplus sera pour vous…

 

J’étais étourdi, abasourdi, ce moment était sans le savoir un tournant dans ma situation professionnelle. Car Cette rentrée d’argent m’a permis de mettre à jour mes encours et surtout grâce à une aide familiale, j’ai acquis une petite maison de village au printemps 2000. Une relation amicale m’a mis en contact avec le vendeur de cette petite maison qui sera la première d’une longue série puisque le 1er septembre 2000 je deviens « Marchand de biens immobiliers » !!!

 

Un bien grand titre pour quelqu’un qui vient tout juste de sortir de ce qu’à l’époque on appelait le RMI. Mais par obligation j’ai été obligé de m’inscrire au registre du commerce car en quelques mois et du travail j’ai transformé, réparé et revendu cette maison. J’ai remboursé mes dettes et plus encore une autre à suivi puis une autre, et une autre, et même une masure en marais de Brière près de ST NAZAIRE. Quelle chance cette acquisition, je m’y voyais pour toujours car le bonheur à quelques minutes de la mer !!!

 

Ce fût une erreur car à ce moment précis je me rendais à peine compte que c’était le début d’une grande aventure, que j’étais sans le savoir dans une phase ascendante, que ma situation et ma vie étaient sur le point de subir un grand changement…

 

Pendant tous ces moments constructifs je ne m’étais jamais arrêté de faire du sport malgré les heures passées au travail, que se soit au bureau comme sur les chantiers. Puisqu’on parle de bureau j’aimerais décrire ce qu’était mon bureau et mon cadre de vie sur cette période…

 

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Les Années Fastes

 

Les Années fastes se sont suivies de 2001 à  2006. Dès 2001 les obligations fiscales et sociales m’ont conduit à prendre un cabinet d’expertises comptables, qui par la suite deviendra celui avec qui aujourd’hui je suis en conflit, car il a été racheté par un gros groupe…Ce premier expert comptable m’a fait prendre conscience qu’après quelques mois de travail je pouvais vivre de mon activité et non seulement en vivre mais la développer. Cependant mon vécu m’a fait garder prudence en ligne de mire, choisir des priorités différentes d’un vécu normal et de ne penser qu’à l’entreprise. Le côté personnel je l’ai non seulement mis de côté mais pire je l’ai juste occulté. Juste que l’entreprise m’a permis d’y prendre du plaisir au passage…

 

Pour l’entreprise, le stricte nécessaire était bien suffisant puisque pendant plusieurs années j’ai vécu sur mes chantiers. Une adresse postale sur la deuxième commune du département soit la sous-préfecture pour simplifier les démarches administratives. Des déménagements d’un chantier à l’autre, où j’y vivais et y faisais l’administratif. En guise de bureau j’avais en permanence une porte en verre sur tréteaux, à cette époque je n’avais pas d’ordinateur, je ne savais même pas ce qu’était une souris !!!  

 

Le nécessaire pour mon entreprise était l’outillage, les relations et un moyen de transport de qualité. A ce sujet j’ai fais un choix temporaire et inhabituel  qui va sans que je le sache me donner une énergie décuplée car à ce moment j’ai réussi à lier travail et passion…En 2001 j’ai acquis en guise de véhicule de fonction une moto de grosse cylindrée. Le grand bonheur puisque son côté pratique m’a permis de gagner du temps lors de mes démarches et visites de biens. Aussi sur le plan image, cela m’a servi pour la communication, les agences comme les notaires m’ont remarqué de suite, se sont souvenu de moi et par ce biais me recontactaient très vite pour d’autres affaires… Mais très vite, les kilomètres parcourus soit plus de 70 000 l’an,  m’ont  obligés à prendre en plus une voiture. Plus de 25000 KMS en moto, tous les ans et par tous les temps, m’ont aussi permis de rester en forme, du côté physique comme du côtémental…

 

Croyez moi c’était une période extra ordinaire, puisque mes priorités n’étaient plus sur la survie !!!

 

Sur le plan perso un salon de jardin en guise de salle à manger, un matelas mousse pour la chambre à coucher mais le plus important une paire de chaussures de sport et de rollers pour les moments de détentes. A cette époque tous les deux ou trois jours maximum je partais courir dix à  quinze kilomètres. Et une fois par semaine une dizaine de kilomètres de rollers, mais ceci sans oublier que pendant cinq années j’ai pratiqué des sports nautiques a raison de 6 à 8 heures par semaines…Une énergie et une forme d’enfer, tout était là pour dire que la vie allait m’apporter que du bon…j’étais presque heureux et j’avais envie de partager ce bonheur…

 

Je pensais qu’il était temps d’avoir une maison, mais pas un bien pour revendre mais une maison et je dirais mieux une maison de famille…

 

Grace à internet et mon milieu professionnel en 2006 j’ai trouvé la perle rare qui m’a séduit en quelques minutes de visite. Une très belle bâtisse du 17e située au centre d’un village sur un parc avec de vieux arbres. Attention ne vous fiez pas à cette description de rêve car à cette époque elle n’était pas habitable, le parc était encombré d’herbes hautes et arbres laissés à l’abandon. Impossible de rentrer avec camion ou voiture, il a été nécessaire de débroussailler et terrasser avant. La partie arrière,  n’en parlons pas, une forêt vierge qui cachait une superbe terrasse avec vue sur l’ensemble. Après quelques semaines de travaux extérieurs, sont apparus de magnifiques tilleuls, des noyers, des noisetiers, des pieds de vignes, des buis, des pieds de Glycines, des carrés de bambous,  des figuiers, des lauriers et un magnifique cèdre du Liban qui doit bien s’élever à vingt cinq ou trente mètres de haut. Vraiment un trésor de bonheur  pour qui aime la verdure et la vie d’un village…

 

Je vous parle de l’extérieur comme si c’était hier, comme si j’avais oublié que j’avais dû y camper pendant plusieurs mois dans une petite pièce de feu, en fait on dit une pièce de feu pour parler d’une pièce de vie où ce trouve une grande cheminée. Cela vous donne juste un aperçu du décor intérieur mais ça résume assez bien l’ambiance de cette maison. Avant de pouvoir intégrer les lieux, la famille, amis et voisins sont encore de la partie pour m’aider car la tâche est grande mais c’est aussi l’occasion de passer ensemble des moments extraordinaires devant les feux de cheminées. Comme toutes vieilles pierres, elle m’a réservée ses lots de surprises, dès le commencement un plancher de torchis nous fait une frayeur en se désolidarisant des murs, très vite mis en sécurité pour comprendre qu’une poutre maîtresse venait de lâcher. Dix tonnes de torchis à sortir par une fenêtre avant de réparer, des weekends, dessemaines, voir des mois avant d’avoir enfin une partie habitable et isolée…

 

Pour ce genre de projet il faut avoir un grain de folie, d’inconscience et de passion… Oui je dis bien passion, car en fait que ce soit pour ma maison ou mon travail c’était la même chose. Toujours à fond dedans comme on dit, mais j’étais heureux et que se soit pour mon entreprise ou ce prieuré du 17e il n’y avait pas de différence, chaque jour m’apportait ce que j’attendais ; l’envie d’être au lendemain pour continuer…

 

Je pense que le fait de lire ce passage va vous faire comprendre combien je tiens à mon entreprise, non par fierté ou appât du gain mais simplement par bonheur. C’était pour moi une renaissance après la galère que je n’avais pas oubliée et que je n’ai toujours pas oubliée à l’instant où j’écris. Cette maison était à ce moment là un lieu de partage familial et  amical…

 

Mais c’est sans compter sur les aléas de la vie, en 2008 on a la crise et les affaires se compliquent, heureusement les années passées m’ont permis d’économiser de la trésorerie sur l’entreprise car l’année s’annonce mauvaise sur le plan salaire. Il faut trouver une idée pour compléter ce manque à gagner. Fin 2008 je trouve un tout petit bistrot de village sur les bords de Loire.  J’y travaille pendant deux mois et j’ouvre un petit business nommé « La Cave àTapas ». Aussitôt c’est un succès, les ouvertures décalées (12H00-24H00) me donnent du temps pour continuer mon activité première. Le jour de fermeture est consacré aux rendez-vous pour les projets en cours et à venir. Je vis à 100 à l’heure, je me rends très vite compte que je ne vais pas tenir et qu’il va falloir faire un choix. Il sera vite fait car ma passion est dans la pierre. Le bistrot du soir à deux côtés ; l’un est très agréable, on donne et on reçoit, on rencontre des gens de tous milieux, de toutes catégories sociales et tous viennent pour passer un bon moment, l’autre est sans compter sur le revers de la médaille, le transfert d’énergie pour des clients qui ont besoin d’être écoutés, entendus et compris. Pas de problème mais quelques fois c’est ingérable, la tension est telle que le plaisir est vite oublié et travailler sans plaisir est pour moi quelque chose que je ne supporte pas, sauf si le moment ne me donne pas le choix.

 

Le choix et bien justement, je l’ai eu sept mois après puisque c’est à la mi-2009 que cette affaire va être revendu. Je souffle et me recentre sur mon entreprise première et repars de plus belle.

 

Les affaires se font, s’enchainent et se suivent comme au démarrage de l’aventure. Je suis content et confiant. L’année 2009 se passe, la suivante s’engage de la même manière. Mais je suis malgré tout inquiet car à la vue de mon travail fourni je devrais non seulement avoir retrouvé mon petit train de vie mais aussi ma sérénité.

 

Je continue la tête baissée sans trop comprendre ce qui se passe, je commence à regarder à l’étranger si les conditions de travail sont meilleures. Je crois, oui je trouve un endroit et de plus au soleil et loin d’ici, les Etats Unis…

 

Je commence à en vouloir au système, car vu le travail et les privations je ne comprends pas pourquoi il ne me reste rien pour vivre et profiter du cadre de vie et familial.

 

Mais je continue comme si de rien était, début 2011 j’essaie même de récréer une autre entreprise, une start-up internet. Mais pas assez de temps et d’argent je mets de côté cette idée et on verra plus tard.

 

Je travaille et fait avancer mes dossiers, j’arrive toujours à régler mes encours, mes fournisseurs et les charges qu’elles soient fiscales ou sociales, mais c’est très dur…

 

La fin de l’année 2011 arrive, les fêtes on oublie, pas possible trop d’impératifs, il faut se battre et trouver des solutions. Je pense avoir trouvé, ici en France dans mon Pays je n’en peux plus, ils vont me faire mourir… C’est une expression pour dire je suis au bout il va falloir faire autre chose…

 

La décision est prise et réfléchie, en début d’année 2012 je pars pour l’étranger, je laisse tout tomber. Je fais la dernière affaire en cours et je pars avec le fruit de celle-ci. Pour le reste ils s’arrangeront sans moi…

 

Tout cela c’est sans compter sur ce qui va se passer !!! Un virage à 180°, pour moi c’est l’impensable…

 

 

Suite:

Le Combat

A ce jour je ne savais pas ce qui allait arriver et m’arriver, car j’en étais vraiment sur le fait que travailler en France n’était plus rentable et devenait invivable. D’ailleurs mon projet était de quitter mon Pays et aussi par force et parallèlement mes proches. Ce n’était plus un projet car tout était, à ce moment là, déjà bien organisé et préparé. Une dernière affaire était en cours et le départ définitif était prévu pour fin janvier 2012, en mettant la clé sous la porte comme d’aucuns disent. Ceci était sans compter sur le hasard qui encore une fois, pour moi, n’existe pas, c’est juste qu’il est le fruit de notre travail, de notre volonté de ne jamais lâcher et de nos rencontres lors de nos démarches…

En effet, tout en préparant mon avenir à l’étranger, je n’ai cessé de travailler comme si je n’arrêterais jamais mon activité ici. Je continue à monter des projets comme si quelque chose me poussait à aller jusqu’au bout. C’est alors que le 28 décembre 2011 je rencontre, comme à l’habitude pour une pré-étude de mon nouveau dossier,  ma banque de Nantes partenaire depuis plus de dix ans, qui me connaît très bien et avec qui une relation de confiance et professionnelle s’est construite au fur et à mesure des années de partenariat…

Mon conseiller ce jour là, comme à l’habitude est détendu, m’offre un petit café, mais je sentais un petit quelque chose que je n’arrivais pas à déceler, c’était je l’avoue assez déstabilisant car jamais je n’avais été si peu à l’aise, je sentais que toutes ses questions et analyses inhabituelles allaient me conduire quelque part, Mais où ?

Cela n’a pas tardé, au bout d’une demi-heure de travail il m’annonce que ma comptabilité et donc mes bilans contiennent des erreurs de TVA… A ce moment je ne pouvais ni comprendre ni y croire car j’avais toute ma confiance dans mon expert comptable. Malgré qu’entre mes partenaires banquiers et moi la confiance était tout aussi forte de par: plus de dix années d’engagements respectés et d’une régularité dans tous les dossiers engagés sans aucun échec ni annulation.

Donc j’ai eu besoin de quelques jours pour digérer et voir comment réagir face à cette information de taille. C’est alors que le 30 décembre j’envoi mon premier message à mon comptable :

Mr XXXXXXXXX  bonsoir,

tout d'abord je vous souhaite tous mes vœux pour 2012 ainsi qu'à votre famille
et entourage.

Egalement j'en profite pour vous questionner sur la TVA.
J'étais en rendez-vous avec mon banquier du xxxxxxxxx xxxxxx xxxxx de Nantes qui, pendant
notre conversation m'a informé que ses clients marchands de biens ne payaient plus de TVA.
Ceci depuis la nouvelle loi de finance de 2010.
Alors vous comprendrez que j'aimerais comprendre, car si on est passé a travers!!!!!!!

 

A ce moment précis je venais de mettre le pied dans la fourmilière, ou si vous préférez le pied dans un engrenage. Le 31 décembre 2011 mon comptable me répond et déjà on peut y voir qu’il est très sûr de lui :

Bonsoir Mr HERVE

Je vous souhaite également tous mes meilleurs vœux pour cette année 2012 et surtout une bonne santé.

Concernant, le banquier de Nantes, je ne vois pas de quoi il parle, ci dessous les textes qui ont changés depuis la loi de finances 2010, Mr XXXXXX  est a l'affût de tous ce qui pourrait être exonéré.
Également, je vous enverrai prochainement, un tableau récapitulatif de la TVA immobilière.

Je vous souhaite un bon réveillon,

Cordialement

Bien entendu qu’à la lecture de sa réponse, j’ai encore confiance en lui mais la situation est compliquée car j’ai aussi confiance en mon banquier. Et n’oublions pas que nous sommes en pleine période de fêtes et réveillons du 31 décembre. Pour moi ces fêtes ont un goût particulier puisque sur le point de partir j’apprends que depuis deux ans je lutte financièrement pour payer l’ensemble de mes charges alors que ma trésorerie serait par erreur de mon expert comptable versée aux impôts…

A peine les fêtes passées, c’est dès le 2 Janvier 2012 que  mon comptable reprend contact avec moi et m’envoit ce message :

Bonjour Mr HERVE

Je vous présente tous mes meilleurs vœux 2012.

Je me suis documenté sur la TVA immobilière et le pourquoi les marchands de biens du portefeuille client du banquier ne payaient pas de TVA. Voici un résumé :

En effet, pour les vendeurs assujetti à la TVA, les immeubles bâti achevé depuis + de 5 ans peuvent être exonéré de TVA ou sur option être imposable à la TVA (notre cas), les modalités de l'option doit être exprimée dans l'acte constatant la mutation.

Ce qu'il faut savoir pour le 1er cas, ils ne peuvent pas récupérer la TVA sur les frais généraux, les frais notariés, les travaux réalisés...ou partiellement en fonction du chiffre d'affaire. Ce qui a pour effet, d'augmenter le bénéfice donc le RSI (taxation à 45% de la base imposable) et de l'impôt sur les revenus.

Incroyable, en quatre jours seulement il fait marche arrière et reconnait à demi-mots que les marchands de biens de mon banquier ne payaient pas de TVA, et à la lecture de son message on peut comprendre que pour les autres c’est normal et que pour moi ce n’est pas conseillé car cela augmenterait mes charges et impôts !!! Là c’est fort, il me parle comme si j’étais un mauvais contribuable et plus comme si j’étais quelqu’un qui cherchais à échapper à mes obligations…

C’est assez difficile à entendre, car depuis la création de mon entreprise j’ai toujours payé en temps et en heure mes charges et taxes diverses, quellessoient TVA ou impôts sur le revenu. Les services fiscaux m’ont même fourni à ma demande un certificat de régularité.

Le 4 janvier 2012 je reçois un nouveau message de mon comptable, à sa lecture vous pouvez voir qu’il est très insistant sur les conséquences d’être en règle avec les administrations, je pense qu’il se rend compte que le moment est grave car mes difficultés et incompréhensions sur la situation sont les conséquences de ses erreurs et qu’il va être dans l’obligation de corriger. Bien sûr que pour lui il serait tellement plus facile que je lui dise de ne pas rectifier ses incompétences, mais enfin pour qui me prend-il ?

J’attire votre attention que si exo de la tva sur cette opération, vous ne pourrez récupéré la TVA sur les frais généraux qu’au prorata du CA assujetti. Augmentation du Chiffres d’affaire, hausse du BIC, hausse des cotisations RSI, ainsi que l’imposition sur les revenus

Pour les ventes passées, nous devons nous rencontrer pour en discuter, je vous propose le jeudi 12 janvier à 14h00.

Les jours passent et le 12 Janvier 2012 je rencontre mon comptable, qui ne semble pas vouloir reprendre ma comptabilité des 2 Années passées. Il essaie d’argumenter ses dires des précédents messages et moi je refuse et lui demande comment allons nous faire pour sortir de cette situation ? Lors de cet entretien je me rends compte que l’entreprise allait très bien et mieux elle était en progression et donc était saine…

Alors dès ce jour je décide de me battre et d’annuler tous mes projets de partir à l’étranger pour sauver mon entreprise. Je lui dis, je lui donne l’ordre de calculer le trop versé de TVA et lui annonce que je vais devoir en parler avec les services fiscaux. Et là il est désemparé, il me conseille de ne pas aller voir les services fiscaux car ceux-ci risquaient de venir fouiller et nous faire perdre du temps…

La confiance que je portais à mon comptable et mon expert comptable était maintenant inexistante. L’expert comptable donc le patron de mon comptable n’a à ce moment là même pas daigné me rencontrer pour parler de mon affaire. Je pense que je ne représentais rien pour lui juste un petit client de M…… oui mais il oublie que même dans les difficultés j’ai toujours payé ses factures   d’un montant moyen annuel TTC de 6500€ !!!

Donc quelques jours après je me suis empressé d’aller exposer ma situation aux impôts. Le premier contact fût un peu compliqué car ils pensaient que je leur devais quelque chose, mais très vite j’arrive à me faire comprendre. J’ai demandé aux services concernés de prendre l’affaire en mains et de prendre contact avec mon comptable pour refaire et contrôler la TVA sur les deux années passées.

Chose impensable de mon comptable mais il se met au travail de suite avec la collaboration des impôts. Il en ressort qu’une rectification partielle est faite avant fin janvier et qu’une demande de remboursement de 23700€  est fournie dès le 31 Janvier 2012. (Attention cette somme n’est pas une indemnité mais mon salaire avec deux années de retard)…

Il faut aussi comprendre que cette erreur a eu pour conséquence directe sur les deux années passées un manque de flux de trésorerie qui se situe autour de 45 à 50000€.

Comprenez bien que pour moi tout devient compliqué, car il faut absolument sauver mon outil de travail, alors que depuis des mois la seule solution que j’avais était de partir. Un long moment de réflexion ponctué de découragements et une envie de baisser les bras et de partir quand même, se serait tellement plus simple !!! Je respire un grand coup et comme je savais le faire je repars face aux difficultés. C’était sans compter sur le désir de mon comptable de se déresponsabiliser de ses erreurs en essayant déjà à ce moment de mettre en cause mon notaire. Mais enfin qui a,  par une lettre de mission en 2008, pris l’engagement de tenir ma comptabilité et d’en faire toutes les déclarations fiscales et sociales sinon mon cabinet d’expertises comptables ?

Mais avec des bilans erronés ce n’est pas si simple, car un bilan pour une entreprise c’est la clé de tout. J’en parle avec mon comptable qui m’annonce qu’il ne refera pas mes bilans des années précédentes et qu’il serait mieux de faire une situation. (Une situation est un bilan intermédiaire à une date précise).

Le culot de mon comptable va être de plus en plus d’actualité, regardez ce qu’il ose me dire :

Mr HERVE

Suite à notre contact téléphonique ce jour, vous nous demander une situation intermédiaire à la date du 31/01/2012. Je vous rappelle que cette prestation est facturable pour un montant d’environ 600 € HT.

Je vous pris de bien vouloir me retourner cette email avec « bon pour accord »

Sitôt dit sitôt fait, je donne mon accord par retour de mail, et ceci en tout début du mois de Février 2012.

Malgré toutes ces difficultés je n’ai pas arrêté mon activité puisque en janvier un dossier en cours était clôturé. Ce qui m’a permis d’investir sur un lot à l’étranger pour réaliser une très bonne affaire. Les premiers jours de février vont passer très vite. Le 20 Février je reçois par mail la situation intermédiaire et ce qui me permet de la transmettre à mes différentes banques partenaires en vue de remettre en place les bons chiffres et d’en finir avec les bilans erronés…

Bonjour Mr HERVE

Veuillez trouver ci-joint la plaquette des états financiers de la situation au 31/01/12.En vous souhaitant une bonne réception,

Et là comme à l’habitude je laisse le temps à mes partenaires de prendre connaissance de l’ensemble du document.

Début Mars 2012, lorsque je rencontre l’autre banque partenaire, l’étude du nouveau bilan intermédiaire laisse apparaître des incohérences de taille puisqu’il semble qu’il y ait une erreur d’un minimum de 50000€ au BIC. (Plus tard cette erreur confirmée sera plus proche des 90000€).

Comment qualifier cette situation autrement que par l’incompétence ?

C’est la catastrophe, comment vais-je faire pour convaincre les banques de ma bonne foi et qu’il ne faut pas me laisser tomber. Le 9 Mars j’en informe le comptable en lui disant : Je pense vraiment qu’on a un souci sur le résultat???

Ce mail n’a jamais eu de réponse, le 15 Mars 2012 voyant et sentant que mon expert comptable me lâchait je lui ai écrit en lettre recommandée et accusé de réception :

 

                                                                    Mr XXXXXX,

 

                  Je me permets de vous écrire afin de vous exprimer ma désolation, mon étonnement et surtout ma vexation de n’avoir pas été contacté ni reçu par vous suite aux erreurs faites dans ma comptabilité depuis deux ans. (Ceci dit cela correspond au ressenti que j’ai depuis que vous avez remplacé MR XXXXX, Moi et mon entreprise vous importe peu !!!).

                 Pour mémoire, à l’issue de la nouvelle loi de finance de Mars 2010 je vous avais demandé ce qui changeait pour moi, votre réponse était : RIEN.

                 Depuis cette période vous m’avez fait payer de la TVA en trop, mon banquier m’en à informé fin décembre 2011.

                 Vos services ont fait une rectification de +de23700€ qui m’ont été remboursé récemment par les services fiscaux.

     (Un retour de tréso sur une bonne année est moins bon que sur les années concernées).

                 Cela représente sur cette période un flux de trésorerie manquant de 45000€ environ !!!

                 Depuis l’année 2000 que vos services font ma comptabilité j’ai maintenant des doutes sur l’exactitude de celle-ci.

                  En tous cas depuis ces 2 dernières années mes bilans affichaient un mauvais résultat alors qu’en fait ils auraient été plutôt bons.

                  Ce qui résulte sur ma relation bancaire, c’est qu’ils tiennent compte des bilans pour prendre des engagements, et que pour suivre mes demandes de financements ils exigent 20% d’apport sur tous nouveaux dossiers…..

                  Alors pour m’aider à négocier et pour prouver que 2012 serait bon, j’ai demandé à vos services une situation au 31 Janvier 2012, ceci sachant que j’étais sur des bons chiffres.

                  Dès la sortie de la situation je l’ai fournie à mes banques ; et après analyse il s’avère qu’il y a une nouvelle erreur dans le BIC d’un excédant approchant les 50000€ !!!!

                   Et là les banques se ferment et perdent la confiance qu’ils me portaient !!!!

                  A tous moments j’ai toujours veillé à tenir mes engagements et à payer mes dettes ainsi que vos honoraires qui sont à jour !!! et ceci au détriment de ma vie privée.

                                                               §

                                                               §

                                                               §

                  Alors le bilan de tout cela :

              ---Une situation psychologique difficile

                   ---Une relation bancaire à refaire

                   ---Une entreprise dans une impasse :::::

Après des années difficiles que j’ai combattues  et maintenant une situation bloquée avec des affaires en cours qui ne pourront se faire car les banques ne vont plus me suivre pour la trésorerie courante de l’entreprise :

                    ---25K€ pour le dossier de la Berthauderie à ST NAZAIRE

                  ---50K€ pour le dossier de rachat de la Chambre des métiers à ST NAZAIRE

                  ---25K€ pour la trésorerie

                  ---Ect,,,,,

Et une perte de chance conséquente sur les 2 années passées et l’année en cours !!!!!!!!!

 

                  Maintenant pour trouver une solution je compte sur vous, je dispose d’un à deux mois, sinon je pense que la solution sera le mandataire judiciaire !!!!!

Sachant que je n’ai aucunes dettes fiscales ou sociales et autre, seulement des encours et des engagements que je ne pourrais tenir dû au blocage de mes affaires !!!!!!!

                  

                   Alors dans l’attente de vos suggestions et voir des solutions a apporter je vous prie d’accepter mes salutations les plus respectueuses.

 

                                                                                  HERVE Didier

                 

Une réponse en provenance de mon expert comptable sera faite le 21 Mars 2012 soit 6 jours plus tard. Dans ce courrier ils reconnaissent leurs erreurs, essaient de mettre en cause mon notaire, font une correction succincte et approximative de mes bilans passés qui tient en une ligne et demi. Le pire est qu’en plus ils essaient de me persuader que les impôts m’ont versé des dommages et que cela m’aurait donné un supplément de trésorerie ; ils oublient de dire que c’est mon salaire avec deux ans de retard qui m’a été restitué…

En dépit de cette réponse je continue à y croire et rencontre ma banque locale pour essayer de travailler et de trouver des solutions. En janvier 2012 pour me garantir d’être derrière moi  cette banque m’envoyait une attestation de bon fonctionnement et confirme qu’au 4 du même mois tous mes engagements étaient tenus.

Ma conseillère travaille et décuple d’énergie sur mon dossier, si bien qu’à un moment elle a besoin de renseignements sur des lignes d’écritures sur mesbilans. Je transmets cette demande à mon comptable, qui par malchance, dans sa réponse se trompe et donne de mauvaises informations !!!

Le temps qui passe dans ces moments là, est incroyablement quelque chose d’ingérable, certains demandent des informations ; d’autres mettent plusieurs jours à répondre si ce n’est quelques semaines, et la prise en compte des informations peut aussi prendre le même délai…

Mon expert comptable ne semble pas déstabilisé par cette situation et se permet de répondre en reconnaissant encore une fois ses nouvelles erreurs  seulement le 8 Juin 2012.

Comme je vous le disais le temps passe, les impératifs approchent puisqu’il est prévu que fin Juin soit régularisé deux nouveaux dossiers, ceci avec les concours de mes partenaires bancaires …

Sans doute qu’après ces mois d’instruction de dossier et de travail, l’incompétence de mon expert comptable a fini par décourager ma banque. C’est le 22 Juin 2012 que je reçois une attestation de celle-ci qui m’informe que  compte tenu des éléments d’appréciation en leur possession, ils ne peuvent donner une suite favorable à ma demande de concours…

A ce moment précis, c’est un choc car pour la première fois je suis devant une impasse et je sais que je ne pourrais tenir mes engagements pris… Que faire ? Une banque qui me lâche, un comptable et expert comptable qui ne font rien pour m’aider, Juillet et Août deux mois qui sont des mois au ralenti pour cause de vacances, Je me sens seul………..

Le 25 Juin 2012 j’envoie un message à mon expert comptable, je le remets devant ses responsabilités et engagements qu’il avait pris auparavant et lui joint une lettre d’information sur la situation que j’ai envoyée à tous mes partenaires.

Mr XXXXXX bonsoir,

Lors de notre entretien après ma lettre du 15 MARS, vous m'aviez dis vous inquiétez pas

Je serais a vos côté pour vos banques et même si il le fallait vous disiez être prêt à vous

Déplacer!!!

Depuis lorsque j'appelle pour vous avoir vous être toujours en réunion et a aucun moment

Vous m'avez retéléphoné!!!!!!

Maintenant c'est trop tard,,,,,,,je sais vous n'êtes pas à un petit client prêt.

Ci-joint une lettre à chacun de mes partenaires pour annoncer la mort de mon entreprise...

Merci pour tout et bonne journée

HERVE Didier

Je pensais vraiment le faire réagir avec ce courrier, c’est l’inverse ; il se justifie, se dit être mon seul sauveteur, ne comprend pas pourquoi je suis resté chez eux et va même jusqu’à  trouver un autre responsable, la banque !!! Et remettre le marché en cause… Que connaît-il de mon travail, il n’est même pas capable de faire le sien correctement…Voici ce qu’il me dit :

MONSIEUR

Je viens de vous laisser un message sur votre boite vocale afin que nous puissions parler de votre situation

Je ne renie pas ce que j’ai dit le 15/03 et même si effectivement vous ne m’avez pas eu au téléphone, mr xxxxxxxxx  a toujours pris soin de vous rappeler, de vous écouter et de vous assister à chaque sollicitation

Je ne comprends pas votre discours qui nous accuse de tous vos déboires car comme vous le soulignez je pense que nous avons été les seuls à vous soutenir et à vous aider à expliquer qu’une erreur partagée avec le notaire a été commise.

Nous avons mis en œuvre auprès de l’administration fiscale les demandes de dégrèvements qui vous ont été accordées : vous avez donc récupéré la trésorerie qui vous faisait défaut. Je vous ai rédigé un courrier expliquant la situation et rétablit les comptes des années concernées.

Nous trouvons donc vraiment injuste votre attitude car je crois que dans tous les destinataires de votre SOS nous avons été ceux qui vous ont écouté et qui ont vraiment essayer de vous aider

Nos nombreuses années de collaboration se sont toujours déroulées sans ombre .

Malgré vos dénégations à notre encontre nous constatons que vous nous faites toujours confiance et n’avez à aucun moment souhaiter quitter notre cabinet

Que la banque se retire la veille de la signature d’un acte n’est pas de notre faute si de surcroit au préalable vous aviez un accord ; l’excuse de bilan erroné est trop facile car si tel est le cas il me semble que l’accord n’aurait pas été donné des le début.

Vous évoluez sur un marché qui s’est durcit depuis plusieurs années ou les biens faciles à négocier sont rares et ou les marges se sont réduites.

Etc…………………………………………………………………..

 

Cette réponse a été à ce moment précis comme un coup de couteau en plein cœur.  Ce courrier signe l’incompétence, l’irresponsabilité et la fuite en avant de celui qui a été pendant toutes ces années mon expert comptable…

A ce moment là nous sommes le 25 Juin 2012 et le temps presse, mais que faire face à cette situation. Je réfléchis et essaie de regarder où  je pourrais trouver de l’aide.

C’est à partir de ce moment que les choses, ou plutôt les faits et rencontres vont devenir rocambolesques. Nous sommes le 26 Juin 2012, après de longues heures de réflexions et dans un état second au fait qu’à ce moment précis tout m’échappe et j’ai l’impression de n’avoir aucune solution, sauf de trouver de l’aide, je reprends tout par le début : la première démarche pour créer une entreprise est souvent d’aller chercher des renseignements et de l’aide à Chambre des Commerce et d’Industrie…

Ni une ni deux, à peine j’y ai pensé que je m’y suis rendu. Malgré mon état fébrile, je monte les marches de ce grand bâtiment, j’entre dans un hall gigantesque au milieu duquel un bureau d’accueil est tenu par une personne qui m’écoute avec un large sourire très vite disparu en entendant mon appel à l’aide. Au bout de quelques minutes d’explications elle me dit ne rien pouvoir faire pour m’aider, mais c’était sans compter sur une autre personne située dans un bureau arrière qui a tout entendu…

Monsieur, me dit elle, j’ai entendu vaguement  votre problème entrez dans mon bureau. J’entre et m’assoie, redonne la version des faits et elle me dit qu’il n’y a  personne ayant des connaissances juridiques dans les lieux pour m’éclairer. Cependant, ne voulant pas me laisser repartir sans rien, peut être que mes traits de visages dégageaient un gros stress, elle m’explique qu’il serait urgent de rencontrer un service du greffe du tribunal du commerce qui a pour but la sauvegarde des entreprises. Elle me donne un numéro de téléphone et à peine sorti de cet immeuble je téléphone et tombe sur une dame qui me fixe un rendez-vous avec le Président en personne, car la responsable de ce service est en vacances.

Le rendez-vous est pris pour le mercredi 4 juillet 2012. Être reçu par le Président en personne était pour moi grandiose, car on dit souvent qu’il est mieux d’avoir à faire à Dieu qu’a ses apôtres !!! (Les proverbes ne sont pas toujours paroles d’évangiles !!!)…

En attendant ce rendez-vous, je vais sur des forums internet et lance des bouteilles à la mer. Le lendemain j’ai un contact sur un des blogs, une avocate qui me dit de ne pas rester seul, qu’un chef d’entreprise doit s’entourer pour se protéger. Un jour plus tard je reçois un appel téléphonique de cette avocate que je ne connais pas, qui dit vouloir m’aider et de plus elle connaît bien le cabinet comptable avec qui j’ai des soucis, elle aurait déjà plusieurs dossierscontre ceux-ci. Suis-je un client entrain d’être racolé sur le net ? J’hésite et j’accepte,  le rendez-vous pris pour le 6 Juillet 2012.

C’est formidable les choses s’enchainent, les rendez-vous vont se suivre et  vraiment j’ai l’impression que l’on va m’entendre et que les choses vont s’arranger… Pauvre de moi !!!!!!!!!

Un Ami très proche, qui connaissait la situation, me dit : on est à la veille d’un weekend tu devrais partir faire un tour et prendre l’air. Son idée n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, je suis allé respirer l’air marin pendant trois jours. Ces trois jours n’ont pas été d’une grande détente car avec des problèmes de cette importance vous pouvez aller au bout du monde rien à faire ils seront toujours là tant que rien ne sera réglé. Le soir, malgré le fait de voir des gens heureux en vacances autours de moi, j’étais pris d’angoisse et  j’essaie de m’occuper comme je peux…

Nos Smartphones nous permettent de tuer le temps en travaillant et en faisant des recherches sur internet, de répondre aux mails et aussi d’écrire ce qui nous passe par la tête. Justement tel un éclair j’ai eu besoin, pendant un moment de colère d’écrire quelques mots adressés à mon expert comptable :

 Un moment de colère

Colère.

A vous bande de c…s.....
La voila ma colère...
A mon tour de vous en mettre plein la gu..le...

Attention petit peuple d'en bas ....
Ne fait pas confiance a ces vautours…

Aux trois griffes meurtrières…
Vous et votre dossier sont en danger...
Vous serez vendu ou échangé....

Attention petit peuple
Quand tu rencontre des gens
Que tu crois importants
Que tu crois gentils
Qui te disent vouloir
T'aider en clignant des sourcils
Attention c'est peut être Satan
Ou le diable en personne

Attention petit peuple d'en bas ....
Tu n’es qu'un pion pour eux...
Ta vie ne vaut rien pour eux....
Ils vont juger ta vie en 3 secondes...
Pire ils vont te condamner sur sentiments perso....

A vous gens de la haute....
Un jour viendra vous paierez cash.....
Vos prétentions de petits co…s....

Attention petit peuple d'en bas....
Ne crois pas leur charabia....
Irresponsable incompétent raciste...
Ce sont eux ,,,,,
Mais eux c'est qui,,,,,

Eux c'est le pouvoir quel qu'il soit.....
Le mec ou la meuf qui te promet...
Monts et merveilles, contre ton dernier
Dollar,,,,,
Se sont ces «clubbeurs» qui jouent avec
Le petit peuple tel que des pions de jeux

Attention petit peuple tu n'est que .....une mer...
Le pouvoir est partout....
Un seul conseil, achète une armure et
Combat combattant.....
Car ta vie n'est qu'un combat qui
Finance les plus grand casinos du monde
Et finance leur terrain de chasse a l'homme..

Trop tard t'es mort,,,,mais c'est bien...
T'as fait 2,8 gosses que t'as formé....
T'es trop con,,,
Petit peuple tu leur a tout donné
Même ceux que tu aimes le plus
Au mooooondeeeeeeeee.
H…d

Bon je reconnais que certaines expressions et certains mots peuvent choquer mais ça m’a fait un bien fou, donc j’assume. J’avais même fabriqué une parodie de leur logo qui par la suite sera supprimée à cause d’une assignation en diffamation. Ah vous avez oubliez de qui je parlais, Mon expert comptable…..

Allez, les bonnes choses ont une fin, de retour je prépare mon dossier pour ce grand jour où je suis reçu par un Président en personne.

Le 4 Juillet 2012 au matin, avant 10h00 je monte les marches de la cité Judiciaire, entre dans ce hall encore plus grand que celui de la CCI, passe à la fouille, prend l’ascenseur et arrive à l’étage dédié au greffe du tribunal du commerce. C’est impressionnant, tout est grand, les bâtiments, les halls, les bureaux d’accueils… sans doute que l’importance des gens qui y travaillent est aussi grande et prestigieuse. Je ne me laisse pas impressionné, encore un accueil qui me dirige vers un autre et je suis soulagé car là on me dit « allez vous assoir en salle d’attente on viendra vous chercher »…

Je trouve le temps long mais j’avoue je suis arrivé, comme à l’habitude lors de mes rendez-vous, en avance. La salle d’attente est petite, en longueur et embarrassée de divers bureaux et chaises. Une grande affiche qui vous énumère tous les avocats du barreau de la ville est fixée à un mur. En fait je ne suis pas l’aise dans cet endroit. Le temps passe, dépasse même l’heure fixée, je commence à me demander ce que je fais là, et puis j’entends parler et marcher est ce mon tour ? Deux Monsieur  passent devant sans me regarder, l’un revient et me salut en disant je reviens…

Effectivement peu de temps après il revient, me serre la main, se présente, m’indique son bureau et me dit de m’installer. Il repousse la porte et s’installe devant moi. Nous sommes dans un très grand bureau meublé de magnifiques boiseries, c’est déstabilisant, vous vous sentez tout petit dans ce décor, et j’ai l’impression d’être mal assis dans cette belle chaise ornée de cuir vert et de bois vernis…Alors que vous arrive t’il ? m’a-t-il demandé,,,sans ouvrir un seul de mes documents je lui explique la situation en long et en large, et au bout de quelques minutes il me dit «c'est pas possible y a autre chose votre expert comptable est sérieux» j’ai pris du recul et j’ai voulu apporter d’autresarguments sur mes dires, et là je n’ai même pas eu le temps d’ouvrir ma sacoche pour présenter les pièces prouvant mes dires que nous étions déjà debout à la porte de son bureau, il me salut et me répète mot pour mot ce qu’il m’avait dit quelques minutes avant : «c'est pas possible y a autre chose votre expert comptable est sérieux».  

Eh bien je suis sorti de ce rendez-vous complètement désarmé et avec un sentiment d’avoir été pris pour un imbécile sans connaître la raison, par un petit Monsieur qui se dandine quand il marche afin d’essayer de se grandir, à chaque pas sa mèche de cheveux supérieure flotte au dessus de sa tête, sa démarche est une démarche très légère tel un homme sûr de lui et sans problème majeur…

Les choses ont quand même l’air de se compliquer, mes démarches sont nombreuses et j’ai du mal à me faire entendre et comprendre. Que se passe-t-il ? J’ai comme l’impression d’être dans une mer très agitée et de me prendre des déferlantes les unes après les autres. Bon faut pas se laisser aller, j’ai un rendez-vous dans trois jours avec une Avocate qui m’a semblée être sérieuse et surtout bien au courant des pratiques de mon expert comptable.

Ces trois jours ont du mal à passer, je trouve le temps très long, mais je continue à regarder mon dossier et prépare des photocopies pour affiner et prouver mes explications. Le jour J arrive et je suis debout très tôt le matin. Je pars en avance afin de repérer l’adresse, je suis dans ce qu’on appelle unezone franche, des bureaux d’entreprises partout, un petit immeuble au coin de la rue, je monte à l’étage et frappe à la porte du bureau.

J’entre et on me demande d’attendre dans une toute petite salle d’attente où il n’y a que très peu de chaises. Quelques journaux sont sur la table, ouverts à des pages spécifiques où il est question d’affaires graves qui se sont passées dans le département. Je me dis que je suis tombé dans un grand cabinet d’avocats, la pression monte mais je suis confiant puisque mon dossier me semble tenir la route comme on dit… Le temps passe, l’heure du rendez-vous est passée depuis un long moment, je demande au secrétariat ce qui se passe. La personne passe un coup de fil et me dit : votre avocat arrive dans un petit instant…

En fait l’attente m’avait mis un tel stress que je voulais repartir, trop tard la porte s’ouvre et ma future Avocate allait me recevoir. Elle me salut et me demande un instant le temps de faire le point sans doute avec sa secrétaire et me fait rentrer dans son bureau…

A peine j’avais un pied de rentré que je me demandais où poser l’autre tellement ce tout petit bureau était  encombré et rangé comme un grenier où l’on entrepose nos vieux dossiers et papiers divers. Pas de soucis, j’en ai vud’autre et ce n’est pas si important que cela, je m’en moque car ce que je suis venu chercher c’est un bon avocat pour me défendre et non un hall d’hôtel quatre étoiles…

Comme à chacun de ces rendez-vous on démarre de la même manière ; alors qu’est ce qui vous amène ? Je raconte mon histoire, il se trouve qu’elle est très à l’écoute, elle me met en confiance, ne m’interrompt pas trop, semble bien comprendre le fond du problème. J’en arrive à la fin de mes explications, donc au rendez-vous précédent,,, et là une réaction inattendue de sa part, elle se lève et me dit : Mais Monsieur Pourquoi être allé là-bas ?  Fallait venir me voir avant, etc….

Je ne comprends plus rien, elle allume une cigarette, s’assied de nouveau, semble réfléchir et reçoit une communication téléphonique. Cette conversation me semble très personnelle mais sans encombre elle dure un long moment sans qu’on me demande de sortir, rien de grave mais entendre une conversation de famille c’était gênant…

Le téléphone à peine raccroché, elle me répète vous n’auriez jamais du faire cette démarche, je lui demande pourquoi ? Sa réponse est : Mais Monsieur qu’est ce que vous croyez se sont de très grands amis, et de plus dirigeant du club 41. Ouah je ne comprends rien, je lui demande ce qu’est le club 41, elle m’explique en long et en large, me parle des tables rondes, sous entends les différents sujets et conversations pouvant y être débattus et surtout de l’amitié des uns envers les autres… Plus d’une heure et demie en grandes conversationsqui n’ont rien à voir avec mon problème, prise d’un nouveau rendez-vous pour le mardi suivant…

Jamais je n’étais ressorti d’un entretien quel qu’il soit aussi déstabilisé. Les jours qui ont suivis et tout le weekend J’ai fais des recherches sur internet sur les sujets évoqués, effectivement j’ai bien retrouvé la page de ce club et la liste des dirigeants. Lorsque vous faites ce genre de recherche vous tombez facilement sur d’autres sujets très particuliers tel que « la Franc-maçonnerie », je ne connaissais rien de tout cela et je croyais découvrir un autre monde, quel pauvre de moi étais-je !!! Mais ayant d’autres problèmes et ne voulant pas rentrer dans ce qui me semblait très loin de la réalité j’ai stoppé mes recherches d’informations…

Les jours ont passé, plus ou moins vite et surtout dans un état fébrile je me rends à nouveau à ce deuxième rendez-vous. L’accueil est tout autre j’ai droit au sourire et à une phrase qui me remet en confiance : « ne vous inquiétez pas ça va s’arranger » !!! En effet on discute de mon affaire, elle me dit « nous allons faire une expertise par un expert judiciaire » (à qui elle envoie mes coordonnées pour une prise de contact) pour gagner du temps et elle envoie un demande de déclaration de sinistre à mon expert comptable. Vraiment cela s’annonçaitplutôt bien, je reste à son écoute,,, elle se rallume une  cigarette et me dis je vais téléphoner à votre expert comptable et voir pour trouver une solution. Devant moi elle décroche, fait le numéro et entre en conversation avec ce qu’on devrait appeler la partie adverse, mais la conversation est plus qu’amicale puisque dès le départ les termes employés sont « mon chéri » et un long moment après, la conversation se termine par « je t’embrasse ». Il faut savoir qu’entre temps j’étais sorti du bureau à sa demande….

Je me réinstalle dans son bureau, elle se rallume une cigarette, me parle de sa relation amicale avec mon expert comptable. Ils font parti d’un même cercle, et je commence à poser des questions sur ce que j’avais pu lire les jours d’avant. C’est une autre personne que j’ai vu devant moi, cigarette sur cigarette, la voix cassée, la dentition abîmée par le tabac, les jambes croisées face à son bureau, impossible de ne pas apercevoir ce qu’elle montre ! Ses genoux et cuisses marbrées, mais oui désolé mais pas le choix n’oubliez pas que ce bureau est tout petit et très encombré, tel un curé dans un « préchoir » elle m’a fait l’apologie de ces clubs,  enfin bref revenons au sujet qui nous intéresse…

Elle se lance dans des explications que les clubs dont ils font parti ne sont que des clubs basés sur l’amitié, rien d’autre et va jusqu’à me dire que cela n’a rien à voir avec « la Franc-maçonnerie », y rajoute pour me rassurer que il ne faut pas tomber dans les mains d’un certain Maître XXXXXXXX liquidateur car lui fait partie « d’une grande loge » (Je suis allé quelques temps après informer celui-ci des affirmations données)… Ouah,,,où suis-je tombé !!!!

Sans doute que je suis mal tombé, je disais que le hasard n’existait pas, mais je crois que la « schkoumoul » elle existe bien !!!

C’est alors qu’après ces deux rendez-vous complètement fous je décide de payer ses deux factures et lui envoie un courrier en lui disant que je ne désirais plus être son client, j’ajoute que je suis choqué de ce fonctionnement et que je comprenais pourquoi on pouvait se sentir parfois humilié et impuissant…

Une réponse de sa part n’a pas tardée, je trouve incroyable sa proposition de rencontrer, si j’étais habité par l’esprit d’ouverture, les membres de ces différents clubs :

Cher Monsieur

J’ai bien reçu votre chèque dont je vous remercie, ainsi que votre lettre.

Je me permets à nouveau de vous alerter sur les clubs que vous semblez craindre. Nous ne sommes ni dans une secte, ni dans la Grande Loge, bien au contraire. La Tableronde est faite sur l’ouverture et l’amitié.

Si vous le souhaitez, je peux d’ailleurs si l’esprit d’ouverture vous habite, vous proposer de rencontrer le Club 41 et vous pourriez ainsi apprécié par vous même.

…………………………………………………………………

A la suite de cette lettre, elle ne lâche pas le morceau, car en guise de service et pour ne pas me laisser sans aide elle a la gentillesse de m’indiquer un autre avocat qui d’après elle ne fait pas parti d’aucun club ou organisation….Je ne donnerais pas suite…

Quelques jours après, l’expert judiciaire, à qui cette avocate avait donné mes coordonnées, me téléphone pour connaître le fond de l’affaire. Après avoir réexpliqué en long et en large, cet expert judiciaire m’a été de très bon conseil puisqu’à ses dires une expertise amiable doit être diligentée par les deux parties et réglée par les deux parties pour moitié, sinon elle n’aurait aucune valeur devant un tribunal qui sans doute en demanderait une autre en contre expertise. De plus l’Avocate me conduisait à une dépense énorme de 10000€ environ pour rien… Pas bon du tout !!!

A cette période de l’année (Eté 2012) tout le monde est en vacances, le soleil brille de tout ses éclats et moi je me trouve en pleine obscurité, je n’y vois plus rien, je n’y comprends plus rien mais je garde espoir et je décide de me battre, pour moi, pour tous mes intervenants et partenaires qui me font confiance depuis tant d’années et aussi pour les gens avec qui j’ai des engagements ; des vendeurs et des acquéreurs qui risquent de se retrouver dans des situations compliquées si je ne réalise pas les projets en cours…

Quoi que je fasse à cette époque pour mon combat, rien ne pourra arriver donc je reprends tant bien que mal mon entreprise et essais de réaliser au moins un des dossiers qui me semble réalisable et surtout qui sortirait mes clients d’une situation dramatique, sans logement pour les uns et un bien sur les bras pour les autres…

Reprendre l’activité et occulter tous mes soucis ? Pas si simple, car malgré qu’il semble que rien ne se passerait, j’avais toujours en tête, du matin au soir comme la nuit lors de mes réveils en sursauts, ce quiproquo complètement invraisemblable.  Déjà plus de six mois de lutte incessante et la situation commence à être critique pour mon entreprise comme pour moi et ma vie privée…

Cependant j’ai encore envie de croire que mon expert comptable va réagir et ne pas me laisser tomber. J’aimerais tant qu’il me téléphone pour que nous  nous rencontrions et que nous trouvions une solution et repartir sereinement au travail…

(C’est sans compter sur son côté obtus car au moment  où j’écris ce récit il s’est encore passé une année et ce n’est toujours pas réglé).

Nous sommes donc au mois d’août 2012, j’ai la chance d’avoir des Amis qui me font confiance, qui me connaissent et surtout savent combien ma parole à de la valeur. C’est une dame octogénaire qui va, par le biais de son fils ami de longue date, me permettre de réaliser l’affaire en cours en prenant le rôle de la banque locale et ainsi d’éviter à mes  clients en attente de subir des dommages collatéraux…

Septembre arrive, je jongle avec mes engagements et obligations financières et j’arrive à obtenir quelques semaines de délai… Je compte sur le professionnalisme de mon expert comptable  pour réaliser en urgence le nouveau bilan arrêté à la date du 31/08/2012 et le fournir au plus vite à mes banques pour qu’elles puissent reprendre leurs concours…

Il ne faudra pas très longtemps pour comprendre ; que mon expert comptable n’a aucune conscience professionnelle, que faire des efforts pour sauver une entreprise ne font pas parti de ses qualités. C’est le dix sept de ce mois de septembre que je reçois par mail un message où celui-ci me dit ne pouvoir être en mesure de sortir ma comptabilité en urgence…

La banque, qui était en attente de ce document crucial pour reprendre le partenariat des années passées, s’est a son tour désengagée définitivement le 21 septembre 2012, soit quatre jours après le message de mon expert comptable…C’est la « cata », sans comptabilité en bon et du forme dans les heures qui viennent il me sera impossible de rattraper le coup car ces banques professionnelles ne reviennent que très rarement sur une décision…

Assis devant mon bureau, je suis désemparé, je ne vois pas d’issue, tout pour réussir et tout est bloqué. C’est comme si on mettait une grosse pierre dans un engrenage ou une boite de vitesse. Que faire, je sens que l’instant est grave…

Au fond de moi je sais et comprends où cela va me conduire : à la mort de mon entreprise et encore une fois à la rue, case départ…et tout ce qui en découle. Ils sont entrain de me massacrer tel un marin qu’un équipage pousse hors du bateau, mais je m’accroche je n’ai pas envie de quitter le navire…

Plusieurs jours ont passé, l’issue semble fatale, y a-t-il encore une chance ? Je n’en suis pas sûr, mais je tente quand même de reprendre contact avec une personne influente qui peut si elle m’entend faire changer les choses. C’est alors que le 10 Octobre j’envoie une lettre au Président du Tribunal du commerce où je lui dis revenir vers lui pour la deuxième fois et m’en excuse, lui remémore le contenu de notre premier rendez-vous, lui rappelle ses dires sur mon cabinet d’expertise comptable, l’informe de la tournure des rendez-vous suivants avec l’avocate et les sujets abordés, dont ses relations amicales avec mon expert comptable et malgré mon ressenti de la situation avec courtoisie je lui demande de l’aide…

Deux jours après je suis dans son bureau à sa demande, il semble un peu gêné mais ne se démonte pas, laisse entendre qu’il lui paraît douteux le fait que mon entreprise soit en difficulté à cause d’erreur de mon comptable, il va même jusqu'à me conseiller d’aller à la banque de France pour demander l’aide d’un médiateur. En fait j’ai été reçu pour juste pour connaître mon état d’esprit non pour trouver une solution puisqu’il prendra congé de moi après seulement quelques minutes d’écoute…

Dans la foulée je tente la banque de France et demande à être reçu pour demander une médiation bancaire. A nouveau je dois réexpliquer le pourquoi de cette demande et complète par un dossier papier avec pièces. On ne me laisse pas beaucoup d’espoir car d’une part leur intervention n’est que médiatrice sans obligation pour les banques et d’autre part à la vue de mon dossier il en ressort que les banques s’appuient sur des comptes de résultats (bilans) pour accorder des financements et qu’à ce titre si il n’y a pas de bilans où si ils sont comme le cas présents erronés elles ne pourront légalement donner suite en raison d’un revenu déclaré manquant…

Effectivement cette démarche restera sans suite… Je suis dans un état second, je ne sais plus vers qui me tourner, je contacte mes partenaires et leur demande patience, j’essaie de me persuader que c’est un mauvais cauchemar et que je vais me réveiller très vite…

Dans un courrier, désespéré je propose à mon expert comptable « une table ronde », il accepte et fixe pour le lundi suivant soit le 22 Octobre 2012…Ce courrier à croisé l’envoi de leur part mon bilan du 31 Août 2012. Celui-ci arrive le 17 Octobre, c’est trop tard malgré son résultat positif et exceptionnel…

J’arrive dans ses locaux, ils sont trois face à moi, ils semblent détendus à l’inverse de moi, ils prennent le débat en mains, reconnaissent leurs présences aux seins de clubs, vont même jusqu’à, m’expliquer que «  ce club est exclusivement masculin et que les femmes n’y sont pas admises et d’ailleurs rien ne sort des tables rondes même pas sur l’oreiller !!! »,  jusqu’à dire que l’avocate n’est pas leur amie au sens propre du terme car le mot « ami » venant d’un avocat n’a pas la même signification !,petit à petit ils essaient de me déstabiliser, de me conduire vers le fait que mon entreprise allait mourir et que cela arrivait à d’autre que moi, que les services sociaux sont là pour prendre le relai, que j’ai la chance d’avoir deux filles qui pourront m’aider…ça fait plus d’une heure que je les écoute et attend une solution constructive,,,mais ces derniers mots m’ont mis hors de moi et là je comprends que rien de bon ne pourra sortir cette discussion, je me lève, les salue et sort du bureau vers le hall où ils osent proposer leur service pour m’aider à liquider…

Il était préférable et nécessaire de me faire liquider rapidement pour mon expert comptable, ceci afin de me mettre hors de nuire car il pense alors que liquidation= fin de la relation…

J’attendais bien quelque chose d’eux mais pas qu’ils soient le bourreau de mon entreprise. Je pense que, de me l’avoir massacrée suffisait, et j’étais assez grand pour vivre l’agonie ces derniers instants. Vraiment ils auront poussé le vice jusqu’au bout…

A cette occasion je les ai informés que depuis le 29 septembre 2012 j’avais mis en ligne sur internet un blog nommé www.petit-peuple-combattant.fr où je racontais mon histoire en long et en large, pas d’inquiétude ils ont juste rigolé en disant : Monsieur HERVE, « petit-peuple-combattant »,,,pouaffff…

A partir de ce moment je savais que les jours étaient comptés, que par la loi je n’avais que 45 jours pour faire une cessation de paiements sous peine d’être condamné pour faute de gestion. A aucun moment le cabinet comptable m’a prévenu de cela, internet a été mon informateur…

Il faut bien comprendre qu’une entreprise individuelle en difficulté a pour conséquence de mettre son dirigeant en situation catastrophe. Ma chance c’est de ne pas avoir d’employés, qui auraient subi la descente en même temps. Sur le plan perso les complications arrivent car depuis Août il n’y a plus de « salaire ».

Non seulement il y a les problèmes financiers mais aussi votre téléphone ne sonne plus beaucoup, sur plus de deux cents contacts seule une dizaine continue à y croire, les autres ont déjà pris le large et m’ont oubliés.

La vie de famille en prend aussi un grand coup car dans ces périodes le réflex est de se couper du monde. Certains diront que c’est ce qu’il ne faut pas faire mais la réalité des choses fait que nous n’avons pas le choix. Que se soit sur le plan moral ou financier tout est en baisse, donc on va à l’économie…

Pas le choix, il faut réagir et revenir aux obligations. Je décide de demander une audience au tribunal du commerce pour faire la déclaration de cessation de paiements et essayer d’obtenir un redressement judiciaire afin de continuer à me battre avec en ligne de mire faire reconnaître la responsabilité de mon expert comptable qui devra prendre les siennes…

L’audience est acceptée et fixée au six novembre 2012. Encore une fois il faut préparer un dossier sur la situation de l’entreprise, les raisons des difficultés,  donner la comptabilité complète (actif et passif), les décomptes bancaires, le listing des créanciers et tout ce qui peut être en rapport avec l’activité…

En quelques jours tout ce travail va être fait sans l’aide de mon expert comptable, il ne m’est plus d’une grande utilité. Je le déteste, en fait non c’est encore plus fort il me hante la nuit et m’empêche de dormir. J’ai maintenant de la haine pour lui, je subi son incompétence et son irresponsabilité comme une trahison, le trop de confiance m’a conduit à ma perte…quel pourri !!! Désolé je ne peux m’empêcher d’avoir se sentiment de haine…

Dans ce même temps, j’ai aussi déposé mes premières plaintes auprès du Procureur de la République et de L’ordre des experts comptables. Je mets à jour mon blog et cela me fait un bien fou. Un ami me propose une sortie en rapport avec ma situation, une vente aux enchères d’entreprises liquidées !!! Quelle drôle d’idée, nous arrivons sur place et l’ambiance ressemble plutôt à une fête foraine, c’est la fête quoi !!! Cela ne me plaît pas vraiment, l’ambiance me conduit à agir :

Les lois sont faites pour tout le monde, en principe !!! :

Les commerçants n'ont pas le droit d'avoir des coups de mains occasionnels fournis par des proches, c'est la loi,,,ok pourquoi pas si tout le monde la respecte y a pas de problème ,,, mais alors expliquez moi pourquoi certaines professions à pouvoir se permettent tout et ont tous les droits ? En voici un exemple concret: le 29 Octobre 2012 dans une commune du 44, lors d'une vente aux enchères d'entreprises liquidées, 2 commissaires priseurs sont les organisateurs,,,je demande un contrôle par la gendarmerie et une commission rogatoire est donnée par le procureur et un constat de plusieurs personnes prisent en flagrant délit de travail dissimulé(travail au noir) à été fait, personnellement j'en ai compté 4à5 ... Je pense qu'ils se croient tout permis et sont les premiers à juger les pros qui eux paient des charges !!! La suite donnée n'est pas encore connue, j'ai fais une déposition.

Alors le but n'est pas de faire le "justicier" mais juste de faire voir que ceux qui devraient être exemplaires ne respectent pas toujours les LOIS...

J’ai eu ce jour là un sentiment partagé entre les scrupules d’avoir ennuyé des gens et celui d’avoir remis en place des « Notables ». Ils m’ont menacé à plusieurs reprises pour m’impressionner et me faire arrêter mon action, c’était sans compter sur ma détermination… 

Le jour J arrive, nous sommes donc le 6 novembre 2012, huit heures trente du matin, la petite salle des pas perdus devant la salle d’audience se remplie doucement. Chacun regarde l’autre et rebaisse les yeux très vite, les minutes sont longues. Neuf heures pile, la porte de la salle d’audience s’ouvre, les uns et les autres trouvent timidement une place sur ces bancs de bois clairs. Les plafonds sont très hauts, les murs sont blancs, l’atmosphère est pesante, remplie de stress et d’angoisse. Devant, face à la cour, deux rangées de bancs sont réservées à des avocats et mandataires-liquidateurs. Pour eux c’est la routine, on se raconte des petites histoires, on chuchote, on rigole, on se promène dans le couloir, on s’embrasse, enfin bref la routine quoi !!! Pire quelque fois, lorsqu’ils voient un de leur clients qui n’est pas trop bien, qui parfois va jusqu’à pleurer,  ils lui posent la main sur l’avant bras et disent : « ne vous inquiétez pas ça va bien se passer ». En fait j’ai à ce moment précis, dans ma tête l’image d’un abattoir d’animaux où le boucher caresse la bête sur la tête pour la calmer,,,Vraiment le stress vécu peut être comparable, les yeux de certains cherche du réconfort chez d’autre,,,je parlais des humains dans la salle d’audience, vous voyez que seulement à la lecture de la description vous étiez encore dans l’abattoir…

La cour entre et s’installe, en quelques minutes elle va énumérer les dossiers à l’ordre du jour. Tout le monde ou presque se demande comment ils vont être mangés. Fin de la première manche, la cour va dans un autre bureau pour recevoir les chefs d’entreprises et les entendre en toute discrétion. En fait c’est la vrai raison je pense ! C’est vraiment gentil et compréhensif de la part des autorités. Mais par la suite je vais m’apercevoir que ça donne le pouvoir au mandataire ou au liquidateur de parler à votre place et vous bloquer si vous avez besoin de vous défendre, de justifier, voir de persuader la cour de vous entendre et d’accepter d’aller dans votre sens…

Une petite précision importante pour mieux comprendre ; un mandataire ou un liquidateur est en général une même personne. Le mandataire est nommé pour gérer à votre place votre entreprise si vous obtenez le redressement et le liquidateur lui est nommé pour liquider dans tous les sens du terme votre entreprise. (Actif ou passif confondus). Au passage j’en profite pour souligner que le mandataire fait payer très cher le service et que très peu d’entreprises en  sortent, la majorité passe après quelques temps par la liquidation totale qui elle est très rentable pour le liquidateur. (Petit rappel : le mandataire et le liquidateur sont une seule et même personne).

A partir du moment où vous avez intégré cela, vous aurez compris que vous n’êtes plus le capitaine à bord, toutes les décisions devront et seront prises par le désigné. A aucun moments il ne pensera à vous, et ce quelle que soit votre situation, à aucun moment il pensera aux intérêts de votre entreprise car étant le Maître à bord il commencera par voir et protéger ses intérêts…

Sachez que vous aurez le devoir de signer chacun de ses actes, ceci afin que vous approuviez et ainsi vous ne pourrez vous retourner contre lui si il y avait à un moment donné une mal-donne…

Pendant que je vous donne toutes ces explications mon tour est arrivé, le greffier  m’appelle et je me rends dans ce bureau attenant. J’y découvre un peu hébété une grande table ovale où y est déjà installée la cour. Je donne l’ensemble de mes explications et demande une mise en redressement judiciaire le temps pour moi de mettre en cause le responsable de ma présence dans ces lieux en l’occurrence mon expert comptable. Ma demande est entendue et comprise, un exploit sans avocat, je remercie la cour et retourne dans la salle d’audiences. Quelques instants se passent et un homme me demande de passer à ses bureaux sur le champ pour une prise de rendez vous. C’était fait un mandataire était nommé.

Sans le savoir je venais de vendre mon âme aux diables, trois jours après je rencontre ce Monsieur qui veut me persuader être mon allié et s’occuper de tout. L’ensemble des pièces lui ont étés transmises, et en quelques jours je vais être devant le fait accompli. Les comptes bancaires sont donc fermés, plus de cartes bleues, plus de relations avec mes conseillers de banques, tout semble m’échapper…

Besoin de retrouver des forces et de l’énergie, quelques jours passent mais je n’arrive pas à digérer. J’écris de plus en plus sur mon blog, j’ai comme l’impression d’être devant un psy avec l’avantage de ne pas avoir d’honoraires à payer. C’est une bonne chose car la situation financière du moment ne m’autorise pas de telles dépenses…

C’est seulement vers le 20 Novembre 2012 que je reçois une réponse à une lettre que j’avais envoyée le 7 du même mois à mon expert comptable. Plus de dix jours de réflexion pour me dire qu’ils ont été les meilleurs, qu’ils ne comprennent pas mon courrier car jamais je n’aurais formulé un besoin quel qu’il soit, d’après eux je n’aurais jamais exprimé mes difficultés, ils disent ne pas comprendre… Et voilà comment on botte en touche un client…

Depuis maintenant onze mois que nous sommes en conflit, ils me disent ne rien comprendre, non seulement je les trouve culottés mais je les trouve indigne de leurs engagements professionnels…

Le jour même je réponds à leur courrier, leur remémore toute l’histoire et les informe que le 4 décembre 2012 sera prononcée la liquidation si rien est fait …

Je n’ai jamais eu de réponse de leur part, et comme l’a décidé mon mandataire judicaire  nous allons nous retrouver le 4 décembre 2012 au tribunal du commerce pour prononcer la liquidation…En fait je comprends que cette liquidation va protéger mon expert comptable, il pense que par la force des choses je serais tellement abattu et surtout que n’ayant plus les clés de mon entreprise je ne pourrais plus les ennuyer…

Mon dossier sous le bras, je reviens vers l’endroit où je ne voulais surtout pas revenir. Le 4 décembre 2012 je remonte les marches, repasse à la fouille, reprends l’ascenseur, attends l’ouverture de la salle d’audience. Même fonctionnement : la cour entre, énumère les dossiers du jour et se retire dans la salle attenante. Pendant ce temps c’est toujours la même ambiance, d’un côté vous avez le stress des entreprises que se soit du côté des chefs d’entreprises ou celui des employés qui viennent aussi pour plaider leurs causes et sauver leur peau et de l’autre côté vous avez l’ambiance joviale des Avocats et Mandataires-Liquidateurs qui se racontent des petites histoires et se pouf de rire, je les trouve un peu sans gêne…

Je monte en pression, car voir ces gens sans respect pour nous tous, ils nous ignorent complètement, jusqu’à ne pas saluer leur propre clients, oui malgré la situation nous sommes des clients et ils seront tous payés pour leurs actions. Je me lève et sort de la salle d’audience pour rejoindre un groupe où se trouve mon mandataire, je me pose au milieu de ce groupe et salue celui-ci, surpris ils se taisent tous et mon mandataire me salue à son tour, sort du petit groupe pour m’extirper, me dit je vous avais bien vu et je vous ferais signe lorsque ce sera notre tour…

C’est quelques mots pensant qu’ils suffiraient à me calmer, je reprends ma place sur les bancs de bois blancs. Autour de moi les gens ressentent mon état et s’inquiètent aussi, on se regarde et petit à petit les langues se délient, on échange nos situations, nos coordonnées et on se souhaite bonne chance…

Me voyant un peu trop bavard, mon mandataire viens vers moi comme un ange gardien et me dit «  ne vous inquiétez pas c’est bientôt à nous, ça va aller ? ». Joli coup de sa part, chacun baisse la tête et préfère se taire, il me rajoute un mot « tout se passera bien » !!! Là je lui réponds d’une voix forte et sans gêne à mon tour « Je n’avais rien à faire ici si XXXXXX avait fait son travail correctement ».

J’ai senti un sentiment de colère monter en lui, oser nommer mon expert comptable devant toute l’assistance et lui faire face c’était lui enlever le petit pouvoir habituel qu’il a sur ses clients. Il se met à l’écart, ne me regarde plus et murmure avec ses collègues, cette fois-ci on a droit à un silence respectueux…

Le greffier avance et me nomme, je me lève et rejoins la cour qui est toujours dans la pièce qui jouxte la salle d’audiences. J’entre et m’installe à cette table ovale où sont installés les juges ainsi que le ministère public dont le rôle est de déceler d’éventuels chefs d’entreprises fraudeurs. C’est bien dommage qu’il ne puisse engager les mêmes actions envers les experts comptables fautifs d’erreurs graves. Mon mandataire y était également, d’ailleurs il est assis de mon côté face à la cour et il me dit de m’installer et me pose sa main sur mon avant bras en disant « laissez-moi parler ca va bien se passer ». Mon sentiment trop gentil pour être honnête, il reprend succinctement le cursus de l’entreprise et les raisons de ma présence, dit à la cour : « Mr HERVE dit être en difficulté à cause de son expert comptable, nous verrons et peut être qu’éventuellement nous assignerons XXXXXX ». Voilà pourquoi il voulait parler à ma place, je lui ai tout de suite coupé la parole et en regardant la cour j’ai repris mon mandataire en disant «  Maître XXXXXX se trompe ce n’est pas éventuellement mais NOUS ASSIGNERONS MON EXPERT COMPTABLE », le ton était ferme et ma voix était forte. Plus un mot, juste des regards, certains des juges m’ont regardés d’un air très surpris et d’autres d’un regard plutôt positif en faisant des hochements de  tête. J’y ai compris que c’était à moi de me battre…

Mon mandataire a continuer son « spitch » et ce jour là il est devenu mon Liquidateur…La liquidation va être prononcée…

Cette date, quoi qu’il arrive restera gravée à jamais dans ma tête, elle signifie que je n’ai plus aucun droit sur mes actifs mais aussi sur la personne que j’étais, que je suis dessaisis de tout, comme on dit « les compteurs à zéro ». Il faut tout recommencer et oublier le passé, pas si simple car tout ce que je représentais était réduit à néant. Plus de salaires, ma maison sera vendue aux enchères, plus de banques, plus d’assurance complémentaire, plus rien…

Il était nécessaire de prendre quelques jours pour réfléchir, je m’enferme sur moi, je refuse toutes aides, je repousse la démarche assistance sociale, je veux encore me battre et mettre mon expert comptable devant ses responsabilités…J’insiste lourdement pour obtenir une entrevue avec mon liquidateur pour voir comment engager des poursuites à l’encontre de mon expert comptable ; Il me reçoit et devant moi téléphone à un Avocat qui accepte de prendre mon dossier pour l’étudier, mais aussi explique à celui-ci qu’il aurait une vente immobilière !!! Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, ils se remercient mutuellement. D’ailleurs ce jour là je suis venu avec des photos de ma maison pour rassurer mon liquidateur sur le fait que le passif pourrait être couvert par la vente… Incroyable tel un rapace sur sa proie il y voit une très belle maison de campagne pour… un parisien, tiens donc et pourquoi pas lui ou un de ses amis pendant qu’on y est…

Les jours passent doucement malgré quelques démarches, vers des syndicats de commerçants qui resteront sans réponse, vers mes anciens partenaires qui eux aussi prennent le large, seuls un sous traitant expert géomètre avec qui j’ai travaillé pendant plus de dix ans et mon agent immobilier partenaire depuis 2000 me portent toujours leur confiance et m’encouragent. La période est lourde et en plus très difficile en raison des fêtes de fin d’années qui arrivent. La veille de noël mon expert comptable écrit à son ordre suite à une plainte que j’ai portée en octobre, il se dit victime de mes dires sur mon blog et qu’il n’est pour rien dans ma situation, il va même jusqu’à dire que mon entreprise était « en déconfiture », pauvre expert comptable !!! Je cache la situation à ma famille, ils sentent bien que quelque chose se passe, et ils décident de venir passer la soirée de noël avec moi. Pendant 48 heures j’ai occulté mes soucis, c’était un super moment, c’est là qu’on se rend compte combien la famille c’est important…

Les jours qui ont suivis ont été difficiles, car entre temps j’avais pris la décision de faire une action pour dénoncer cette injustice et toujours dans l’espoir de faire réagir « mon putain » d’expert comptable… Désolé pour ce gros mot mais j’en avais besoin pour évacuer mon envie de lui mettre,,,mon poing dans la gueule…oui je suis en colère et alors…

C’est alors que le 28 décembre 2012 à 7h00 précise je m’installe devant les bureaux de celui-ci. J’avais décidé de faire une grève de la faim dans ma voiture ornée d’une banderole où était écrit : en grève, XXXXXX tueur d’entreprise, voir www.petit-peuple-combattant.fr . Bien décidé d’aller jusqu’au bout je m’autorise seulement à boire de l’eau…

J’ai décidé d’accentuer mon combat à cette date car jour pour jour un an avant j’apprenais  la raison de mes difficultés. Les jours qui ont précédés le 28, j’ai préparé et peint les banderoles, fait un stock de bouteilles d’eau, et aussi mon ordinateur afin de pouvoir écrire et répondre aux mails ayant une connexion via mon téléphone portable.

 

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Vraiment, je vous mets au défit de faire ce genre d’action, c’est un exploit sur soit même. Imaginez un peu, vous vous levez le matin avec pour objectif de s’installer devant un immeuble en pleine ville dans une voiture avec une banderole !  Quand vous trouvez la place idéale il faut sortir et installer ce calicot publicitaire, tous ceux qui passent à pieds comme en voiture vous regardent et ne comprennent pas. Vous rentrez très vite dans la voiture en pensant que seuls les éléments extérieurs sont vus par les passants. C’est une erreur car ils ont envie d’en savoir plus en essayant de voir qui est à l’intérieur de la voiture. Psychologiquement c’est vraiment un moment compliqué, il faut prendre sur soi, ne pas se dégonfler et gérer l’action et la grève de la faim. Comme tous les jours depuis le 29 septembre je tiens à jour mon blog. C’est un vrai refuge et aussi le lieu d’information pour les curieux…

Le jour se lève, les employés du cabinet qui ne sont pas en congés arrivent pour la journée de travail, mais aussi tous les commerces autour ouvrent leurs portes. Déjà des gens sont intrigués, d’aucuns passent et repassent d’autres s’arrêtent prennent une photo et voir vont jusqu’à taper aux carreaux de ma voiture pour me demander les raisons de mon combat. Je descends de la voiture et discute avec les intéressés qui pour la plupart ont la tête dans les fêtes car sans le faire exprès certains me souhaitent un bon réveillon en fin de discussions…

A ce moment là j’en oublie même que je suis sous les fenêtres de mon expert comptable qui sans doute voit et surveille tout se qui se passe…

Effectivement, il n’aura pas tardé de descendre me voir pour sans doute prendre la température de mon état d’esprit. A peine gêné il me demande ce que j’attendais de mon action, je lui réponds : « que l’on me redonne mon outil de travail », un peu embarrassé il répondit : « Mr HERVE c’est impossible votre entreprise est liquidée il est trop tard », au fond de moi je ressens un « foutage de gueule » et lui rétorque que s’il le désire j’accepte d’être embauché par leur société pour balayer devant leur porte !!! Et je lui demande de me laisser j’avais du travail… En fait j’avais autour de la voiture des gens qui attendaient pour me poser des questions et sur le siège passager était ouvert mon ordinateur à la page de mon blog !!! Il repart quand même un peu désabusé…

Il n’a pas été nécessaire d’attendre longtemps sans qu’une autre visite inattendue arrive. L’ancien directeur de cette société aujourd’hui à la retraite, qui me fera croire être ici par hasard, viens me voir en me saluant et me disant être surpris de me voir et qui plus est pour cette action. Il me dit avec autant gentillesse : « Mr HERVE venez prendre un petit café pour m’expliquer ce qui vous arrive, et enlevez votre banderole, soyez gentil ». Je le regarde et j’ai envie de lui faire confiance, c’est sans compter que ces pourris sont tellement polis et « faux-culs » que vous êtes déjà désarmé avant même d’avoir commencé à parler…

En quelques minutes nous voilà dans le petit bistrot d’en face, où il me demande de parler moins fort, sans doute la honte pour lui car la patronne de l’établissement reste au bar et écoute. Moi sans doute à cause de ma situation je ne rends pas compte de la puissance de ma voix, il y a presque de la colère dans le récit des faits, il ne dit pas grand-chose, juste un mot sur ses malheurs personnels pour m’apitoyer et règle la note. On sort et il me dit qu’il faut arrêter je vais me rendre malade et attraper le cancer, qu’il allait m’arriver quelque chose, que je n’ai rien à y gagner, qu’il faut tourner la page, que je n’obtiendrais jamais rien de cette manière en fait il fallait partir et les laisser en paix…

Voilà comment il pensait me manipuler en se servant même de ses malheurs familiaux, c’est vraiment incroyable, mais cela a eu pour effet inverse, ma détermination était intacte. Surtout que pendant que nous étions à l’écart, un journaliste était passé pour faire un article. Pour mon combat j’avais ouvert un compte Twitter https://twitter.com/PETITpeuple1 afin de communiquer en direct avec les gens qui veulent suivre au jour le jour. C’est alors que je reçois un message : « Monsieur le journal xxxxxx xxxxxx est à votre recherche, svp tel au xx xx xx xx xx pour article ». J’attends quelques minutes avant de prendre contact, il me faut d’abord digérer la discussion précédente.

Je respire un grand coup avant de décrocher, c’est un grand moment on s’intéresse à mon histoire et ça me trouble un peu quand même. En quelques minutes je suis en discussion avec un journaliste, il est occupé mais écoute le fond de l’affaire et me dit « je vous envoie le photographe et je vous rappelle dans la journée pour vous poser des questions et faire un article ».  Dans l’heure qui à suivi le photographe arrive et fait son travail tout en posant des questions très précises sur l’affaire, c’est un pro de la photo mais aussi du journalisme car il a des infos pour rédiger l’article avec son collègue. Avant de repartir il me dit « soyez pas inquiet, dans ce genre d’affaire un article de presse suffit souvent pour débloquer une situation ». J’étais impressionné et content de la tournure des évènements, un mot dans la presse devrait d’après lui paraître le lendemain ou maximum le surlendemain. J’ai bien eu dans la journée le journaliste qui m’a entendu pour faire le point et obtenir le maximum d’infos sur l’affaire afin d’écrire pour son journal…

Tout cela c’est sans compter sur le fait que j’étais sous les fenêtres de mon expert comptable et que ma présence a modifié leurs emplois du temps, un des associés de celui-ci fait le tour des commerçants situés dans son immeuble pour justifier ma présence,  mais comme il parle à ma place je pense que les raisons invoquées ne sont pas les faits réels et aussi pendant le même temps les relations ont été mises à contribution puisque l’article de presse restera dans les tiroirs, il faudra presque deux mois pour voir un tout petit mot mettant en doute mes actions sur ce journal…

Ce n’est pas bien grave, la journée continue, en début d’après midi mon expert comptable repasse pour essayer encore une fois de me décourager, peine perdue pour lui. Toujours autant de curieux intrigués tournent autour,  un Monsieur tape à mon carreau de voiture et me demande si j’ai quelques instants à lui consacrer. Je suis méfiant, il me parait trop gentil, mais il se présente tout de suite ; il dit me suivre via mon blog et Twitter depuis des semaines et me pose des questions très précises, il est aussi expert comptable sur un département voisin et trouve la situation anormale et me donne quelques conseils : 1/ Demander à mon expert comptable de faire une déclaration de sinistre (rajoute : nous avons une garantie RC pour ce genre de soucis) 2/ de porter l’affaire devant le Conseil National de L’ordre des Experts Comptables dont le siège est à Paris et me souhaite bonne chance…

Cette première journée est vraiment constructive mais épuisante. Incroyable, il était 19H00 et tout était plus calme, quant l’ancien directeur du cabinet comptable aujourd’hui à la retraite revient à la charge. Il me dit venir faire ses courses et ne pensait pas me voir là, il me supplie d’arrêter, reparle de ses malheurs, me refait son quart d’heure de voyance sur ma santé et les dangers qui flottent autour de moi, il me gonfle, je suis fatigué, je le laisse croire que j’abandonne et je décide de rentrer me reposer…

Deuxième jour, après une soirée détente, avec pour seule alimentation une bouteille d’eau, et une nuit de repos je me lève et repars au combat toujours aussi motivé, surtout après une journée aussi mouvementée. Je suis toujours aussi déterminé. Nous sommes donc un samedi et qui plus est le dernier week-end de l’année, je m’installe pour le deuxième matin au même endroit. Les lumières des bureaux s’allument seulement vers 9H00, sont ils là ou est ce le personnel de nettoyage ? Une silhouette passe devant la fenêtre du bureau du dit expert. Donc je m’installe et prends patience. Les heures tournent, en fin de matinée une sensation de faim commence à me titiller, je résiste et pense à autre chose,  je me souviens que lorsque j’avais informé mon liquidateur de cette action, il s’était moqué de moi en rétorquant : « Monsieur vous ne semblez pas avoir besoin d’un régime !!! ». Oui Oui il s’était bien moqué de moi et surtout il n’y croyait pas. Il ne m’a pas découragé ni déstabilisé voir même en faisant ce style de réponse m’a mis au défit, alors j’irais au bout…

Midi est passé, les locaux se sont vidés, les volets sont baissés, cette fois-ci c’est le week-end, je décide de changer d’endroits. En fait oui se seront plusieurs emplacements différents, me voilà en mode mobile. Une heure sur une grande surface, une heure sur une autre, puis une autre et un emplacement de choix au centre ville. Ceux-ci seront ponctués de rencontres et discussions.

 

 

Le troisième jour est un dimanche, mais dimanche ou pas je dois repartir au charbon. La matinée va se passer sur les routes sarthoises. J’ai une sensation bizarre, en pleine forme et voire euphorique, pas faim, juste un peu sur les nerfs. Le matin je suis sur une ville du sud du département et y reste la matinée.

 

Vers 13H00 je reprends la route pour changer de commune. Mais j’ai un coup de téléphone qui va m’inquiéter et me ralentir dans mes projets d’aller faire ma grève ailleurs. Les services du Procureur désirent me rencontrer ce jour à 14H00, rendez-vous est fixé en gendarmerie. Effectivement j’avais oublié la plainte que j’avais portée quelques semaines auparavant. Changement de programme je rentre décompresser avant de m’y rendre…

Il est 13H45 ce dimanche 30 Décembre, alors que tout le monde a la tête dans la préparation de réveillon, je suis devant la gendarmerie. Etant en avance les portes sont closes, j’attends l’ouverture et sonne. On me fait entrer et me fait attendre…

A peine quelques minutes passées, Une Gendarme vient vers moi et se présente des services du Procureur pour l’affaire me concernant et me demande de la suivre dans un bureau afin d’être entendu…

Dans un bureau du premier étage nous nous installons et de suite elle me dit : « je n’ai pas une bonne nouvelle pour vous » !!! Ouahh, que va t-il m’arriver ? ; je vous rappelle que je suis sur la voie publique et de plus en grève depuis deux jours, j’ai un blog ouvert depuis septembre, bref je m’attends au pire, je ne suis pas très à l’aise mais je lui demande de quoi il s’agit, j’ai besoin d’aller droit au but…

« C’est simple » me dit-elle, « il n’y aura pas de suite donnée à votre plainte » car cette affaire ne peut être traitée qu’au civil. Cependant nous discutons de l’affaire et à mon étonnement je vois qu’elle connaît très bien mon dossier, on en fait le tour pendant plus d’une heure, elle  comprend parfaitement le but de mon combat et rajoute même après que je lui ai posé la question : Faut-il que j’arrête ma grève ? « Non Monsieur, c’est votre combat et c’est à vous de vous battre pour faire reconnaître vos droits »  Et me dit : « je vais prendre votre déposition »…

Effectivement une déposition sera faite, nous y parlerons un peu de l’affaire, j’y reconnais avoir été informé des suites données à l’affaire et j’en profite pour y rajouter un mot sur mon combat et je m’engage à ce que ce combat soit et reste un combat Pacifique…

Je ressors de rendez-vous très fatigué car d’un côté je suis en période de grève, en  plus grève de la faim et aussi je l’avoue j’étais très inquiet sur la teneur et sur le but de cette audition diligentée un dimanche soit la veille du 31 Décembre. C’est alors que je décide de rentrer me reposer…

Le Lundi 31 Décembre 2012, reprise de ma grève dès le matin 7H00 sous les fenêtres de mon expert comptable. Nous sommes donc au quatrième jour, je n’ai pas faim mais je me sens un peu nerveux, J’ai toujours mes bouteilles d’eau à portée de mains. En fait je ne savais même pas si lui ou ses collaborateurs allaient y être. C’est vers 9H00 qu’il entre dans ses locaux et ouvre les volets de son bureau. Je l’aperçois faire des allez retour vers sa voiture, il me regarde furtivement à travers la baie vitrée qui donne sur la rue où je me trouve. Je dois sans aucun doute le gêner, je le sens tendu. C’est alors que, en fin de matinée je vois que les lieux sont vides et seulement un store reste entre ouvert…

Tout devient calme, je comprends que si je reste là rien ne se passera et je vais trouver le temps très long. Je décide de partir me poser en centre ville où j’aurais beaucoup de demande de renseignements sur la raison d’être de mon combat…

 

Le soir, après une journée extrêmement fatigante tant moralement que physiquement je me relâche un peu, je triche je me fais un potage et avale un tout petit peu de légumes, un vrai réveillon de fête qui va me redonner des forces…

Le temps passe et je lutte contre des éléments contradictoires, la fatigue, l’euphorie, l’énervement, l’ennuie, l’envie de rester au calme, le bonheur de voir des gens qui s’intéressent  à ma présence sur la voie publique et aussi j’éprouve le besoin de solitude, en fait ce n’est pas simple…

Le cinquième jour débute dans un calme pas ordinaire, je démarre plus tard. Il est 10H00, la rue est déserte dans mon village, les commerces sont fermés et je comprends que tous les fêtards sont restés endormis. Alors cette journée va être une journée itinérante dans le département. Je me sens moins seul mon amie est avec moi dans la voiture. Je pense que la situation ne lui semblait pas aussi compliquée que cela à vivre malgré son suivi et soutien mais dès le premier arrêt, me voir mettre la banderole sur ma voiture et attendre sans bouger le temps d’être vu, il y a eu une prise de conscience de la difficulté, euh !!! des difficultés…

Plus on avance dans la journée plus il y a du monde à se promener. Les arrêts portent leurs fruits, les passants sont interloqués. Un jour de l’an voir une revendication telle que celle-ci c’est surprenant…

Certains osent venir faire la conversation, d’autres passent en prenant des notes ou même prennent des photos. En fait ils me donnent de l’énergie et m’encouragent…

Le soir je prépare des courriers pour le suivi de mon dossier.

 

 

 

                                                

 

 

Mercredi 2 Janvier 2013, sixième jour de grève, arrivée sur les lieux à 7H15. Déjà une première difficulté qui est de trouver une place idéale. Sans doute que la reprise du travail est générale car il y a beaucoup de circulation. Mes proches m’ont fait part la veille de leurs inquiétudes sur ma santé. Ce jour je ressens de la fatigue, le moral est en baisse mais je suis toujours aussi déterminé…

La veille j’ai donc écris un courrier à l’avocat désigné par mon liquidateur. Je l’informe que les services du Procureur m’ont auditionné le 30 décembre 2012 et qu’il en ressort après l’étude de mon dossier ; qu’une faute professionnelle est bien reconnue de la part de mon expert comptable ainsi qu’un défaut de conseil. Que cette plainte au pénal ne pourra être suivie et que cette affaire doit être portée devant un tribunal civil.

Toujours en place je trouve le temps long et comprends que le cabinet comptable se moque de ma présence devant leur bâtiment mais aussi mise sur le facteur temps et l’usure de l’action. Mais c’est sans compter sur mon énergie et ma détermination.  Je suis conscient des difficultés à venir, qu’elles soient techniques ou physiques, je suis en pleine réflexion…

A la vue du manque de médiatisation de l’action, de l’ignorance portée par mon expert comptable, des complications à venir et du risque d’y perdre la santé je décide de m’adapter et de modifier le programme de mon combat…

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

Après un an de face à face

 

 

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